Les positions d’allaitement



Pas si simple d’allaiter !

Vous avez envie d’allaiter ! vous êtes motivée pour cette géniale et grande osmose

Vous avez envie de réussir…

Réussir ?.. Mais au fait, se peut-il qu’il y ait parfois échec, désillusion, frustration ?

Sans parler des faux échecs liés à des motivations finalement peu profondes, il existe des possibilités d’échec, c’est vrai.

L’échec est assuré, malgré de puissantes motivations, si l’allaitement est ou devient une véritable épreuve physique pour la mère.

Ici nous ne parlons pas des aides au démarrage de l’allaitement, encore trop aléatoires pendant le séjour en maternité (qui n’est plus un séjour mais une course de vitesse), ni des crevasses mal traitées ou négligées, ni des douleurs abdominales après une césarienne…, ni d’un enfant ayant un quelconque problème…

Nous voulons parler de ce simple mais pourtant fondamental sujet qu’est la position d’allaitement.

Une bonne position d’allaitement n’est pas forcément trouvée dès le départ. Les premières mises au sein sont tellement attendues par la mère, qu’elle n’a d’yeux que pour son enfant qui tête, en oubliant de s’occuper d’elle, de sa position, de son dos, de sa relaxation. Négliger ce fait, c’est doucement mais sûrement se diriger vers des difficultés pour la mère et l’enfant: La mère ayant mal au dos, cherche une position qui la soulage…mais alors le sein n’est plus dans la bonne direction et l’enfant n’est plus d’accord, ou elle « prend sur elle » au détriment d’une tension que ressentira aussi l’enfant.

Faudrait-il donc « apprendre » à donner le sein ?

Vous seriez Africaines dans la brousse, Colombienne des hauts plateaux, Marocaine dans le désert, cueilleuse de thé à Ceylan, cette question vous apparaîtrait totalement incongrue.

Car vous avez vu vos mères et vos soeurs allaiter; Car surtout votre corps « sait »quelle est la bonne position pour chaque action. Vous savez vous tenir droite, vous penchez en gardant le dos droit, vous asseoir par terre jambes droites.

Les mères « occidentales » ont le dos fatigué, le ventre ramolli, le périnée fragile, malgré de possibles séances de gym (exécutées à l’envers…). Elles sont assises, portent (mal) courses, paquets et enfants. Elles ne « savent » plus leurs corps.

Cette alerte sur l’intérêt d’ apprendre la bonne position pour allaiter est donc justifiée. Ne serait-ce que par l’observation quotidienne des mauvaises postures des femmes allaitantes, leur plainte corporelle, l’émergence des professions d’aide à l’allaitement (Doula)

 

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